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Bien plus que l’adoption de nouvelles technologies, la transformation digitale d’une entreprise, pour être réussie, doit être accompagnée d’un changement profond de culture.

Qu’est-ce que la digitalisation ?

Lorsque l’on parle de digitalisation, nous pensons en premier lieu aux nouvelles technologies qui impactent notre quotidien : internet, les réseaux sociaux, l’achat en ligne mais aussi la data, le cloud, les systèmes d’information, les objets connectés, la réalité virtuelle/augmentée, l’impression 3D, etc. Toutes ces technologies qui pouvaient autrefois former des sujets isolés sont maintenant envisagées comme un ensemble. Leur adoption par les consommateurs place ce sujet au cœur de la stratégie des entreprises.

L’entreprise digitalisée ne se pose plus la question de savoir si le numérique est nécessaire. Souvent, elle se digitalise, à l’instinct, en adoptant les outils et dernières innovations numériques.

Cela commence par une présence sur internet puis les réseaux sociaux, le lancement d’applications mobiles, jusqu’à l’ouverture d’un InnovationLab. Mais, au-delà de l’adoption de ces outils, la digitalisation consiste à repenser les habitudes de l’entreprise en intégrant toutes les potentialités offertes par les nouvelles technologies : il ne suffit pas de lancer un réseau social interne ou d’équiper les collaborateurs de tablettes pour susciter leur adhésion à la transformation numérique.

La digitalisation implique un changement profond de la culture d’entreprise. Au-delà d’un changement technologique et matériel, elle nécessite une libération des modes de travail pour que toutes ses potentialités puissent être exploitées.

 “Nous considérons notre culture comme notre priorité n°1. Si nous mettons en place la bonne culture, créer une image de marque et apporter le meilleur service client se fera naturellement” Tony Hsieh, CEO de Zappos

Initier le changement de culture

Selon l’Etude Gallup, State of the global Workplace 2017, seulement 10 % des salariés et des managers d’Europe de l’Ouest sont véritablement « engagés » ; c’est-à-dire heureux, enthousiastes et investis dans leur travail. Pour le management, il s’agit alors de (ré)engager ses collaborateurs.

“Les gens me demandent souvent comment changer ses collaborateurs ? Je réponds : en commençant par vous !” Jurgen Appelo CEO de Happy Melly, association professionnelle ayant pour mission d’aider les gens à être plus heureux au travail.

La culture d’une entreprise étant le point d’équilibre auquel tend à revenir l’organisation à chaque perturbation, comment réussir à la modifier ? La transformation culturelle est avant tout une affaire de volonté managériale. Le véritable changement doit provenir du fondateur ou dirigeant d’entreprise. Afin de réussir à l’inspirer à ses collaborateurs, il faut que la motivation vienne de lui-même, et qu’elle soit sincère.

On est en droit de se demander : quel modèle adopter ? Si un changement managérial est nécessaire, il n’existe pas de recette magique, il faut avant tout tenir compte de la culture et des particularités de chaque entreprise.

Le modèle de l’entreprise libérée peut être une source d’inspiration. Nombre d’entreprises citées en exemple pour avoir réussi à se transformer en profondeur se sont effectivement libérées. On retrouve d’ailleurs cinq caractéristiques principales dans chacune de ces entreprises, quel que soit leur secteur d’activité :

  • Une prise de conscience profonde du dirigeant
  • La transparence, notamment sur les tâches et responsabilités de chacun mais aussi les salaires
  • L’authenticité : permettre aux collaborateurs d’être eux-mêmes lorsqu’ils passent les portes de l’entreprise
  • L’autonomie laissée à chaque collaborateur, qu’elle concerne les horaires ou les actions
  • Le droit à l’erreur qui laisse l’opportunité d’agir plus rapidement, et surtout de prendre des risques pour innover

Libérer son entreprise peut donc être la voie à suivre si l’on veut réussir sa digitalisation. D’ailleurs, les grands acteurs du digital – en partie à l’origine de la rupture numérique – ont une culture proche de celle de l’entreprise libérée. Coïncidence ?