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 Nouvelles technologies : IoT, Algorithmes (Deep/Machine learning) et intelligence artificielle, cobotique et assistant, réalité virtuelle/augmentée, etc.

L’industrie du futur voit la mise en place d’une nouvelle génération d’usines connectées et robotisées dans laquelle les frontières entre le monde physique et digital se fondent de plus en plus. En marge de cette modernisation des usines qu’en est-il de l’accueil, la formation et la professionnalisation des équipes ?

Quels sont les principaux besoins en termes de formation ainsi que les technologies disponibles ?

Retour d’expériences sur nos interventions d’accompagnement au changement : expérimentations lancées, écueils à éviter et bonnes pratiques.

L’industrie modernise son outil industriel et ses pratiques

Lancé en 2013 sous le nom d’usine du futur, puis rebaptisé en 2015 « industrie du futur« , le projet de Nouvelle France Industrielle a pour objectif d’amener chaque entreprise à franchir un pas sur la voie de la modernisation de son outil industriel et de la transformation de son modèle économique par le numérique. Retour sur les premières étapes :

Les médias et acteurs du marché comme les équipementiers, éditeurs de solution se font souvent l’écho des deux premiers piliers liés au développement de l’offre technologique avec l’impression 3D, objets connectés, réalité augmentée etc., et à l’accompagnement des entreprises dans leur transformation digitale, voire d’organisation horizontale. Pourtant, la formation des salariés, et plus largement leur professionnalisation dans la durée, est souvent omise. Hormis certaines chaires mises en place, les chantiers menés à fin 2019 sont rares.

Chez SpinPart, nous accompagnons nos clients dans une démarche plus globale de transformation avec l’appui du Digital, dans la logique de l’industrie 4.0 :

  • Renforcer l’attractivité pour les jeunes candidats, notamment sur les métiers en pénurie de main d’œuvre
  • Mobiliser l’ensemble des équipes, via une organisation responsabilisante, en donnant du sens et de l’autonomie à l’ensemble des parties prenantes des opérationnels
  • Renforcer le principe de subsidiarité et la faculté à décider au bon endroit au bon moment, grâce au Management Visuel Digital
  • S’appuyer sur le Lean pour mieux intégrer la technologie, et ne surtout pas dématérialiser les gaspillages

La formation des salariés ne suit pas toujours, malgré des besoins renforcés d’employés « poly compétents »

La formation est pourtant au cœur des défis économiques et représente pour les entreprises un levier majeur de compétitivité et de transformation. Il est donc crucial de former toutes les populations à ces nouvelles méthodes et technologies émergeant avec l’usine du futur.

L’usage de nouveaux outils de travail a des conséquences sur les compétences techniques des travailleurs qui deviennent obsolètes plus rapidement : travail à distance, en groupe et en mode projet, organisation en constante mutation, etc. Un constat d’autant plus vrai/vérifiable en cette période de confinement lié à la crise du Covid-19.

Si le socle de connaissances techniques de base doit être entretenu dans le temps avec un besoin de profils spécialistes et d’experts, il faudra demain des personnes polyvalentes et « poly compétentes » avec une capacité très forte à s’adapter à différentes situations et à développer une vision systémique sur l’ensemble de la chaîne de valeur. À mesure que les machines progressent, les aspects strictement humains du travail auront une importance croissante.

Les moyens et les modes de transmission de ces « nouvelles » compétences doivent donc servir la « reformation permanente » des salariés dans l’objectif d’améliorer leur employabilité. Apparaissent ainsi de nouveaux modes d’apprentissage qui requièrent de nouvelles ingénieries pédagogiques : tutoriels, blended learning, MOOC, SPOC, learning expedition, serious games, hackathon, escape game, etc.

De surcroît un gain supplémentaire est mis en évidence : la capitalisation des connaissances au fur et à mesure de la construction des programmes et contenus de formation.

Par ailleurs, les pratiques collaboratives et la co-construction sont encouragées pour instaurer des pratiques de coaching ou de formation en situation de travail (FEST).

Les modalités et moyens de formation doivent s’adapter

La formation des collaborateurs n’est donc plus linéaire mais itérative pour tendre vers un parcours de professionnalisation en continu.

Selon la finalité d’une formation …

  • Sensibiliser ou informer
  • Former à un nouvel usage, une méthodologie ou à la pratique d’un outil
  • Accompagner le stagiaire après une 1ère formation : on parle souvent de support aux utilisateurs

… et son contenu pédagogique…

  • Hard skills (compétences pratiques/techniques) : geste métier, nouvel outil SI ou technique, excellence opérationnelle/Lean…
  • Soft skills : savoir-être, connaissances sectorielles, nouvelles consignes/normes, techniques de management/d’innovation…

… le format et les outils les plus adaptés diffèrent :

  • En amont, il est important de communiquer pour impliquer les stagiaires. Les vidéos, webséries ou encore buzz groups, expositions pédagogiques sont efficaces pour toucher largement à un coût raisonnable
  • Les formations présentielles restent préférables pour pratiquer, manipuler et bien s’approprier les concepts et modes de fonctionnement des outils, processus… notamment pour les hard skills

Pour ancrer les apports pédagogiques, SpinPart recommande de poursuivre l’accompagnement après la formation afin de rappeler les bons gestes, d’harmoniser les pratiques, de collecter le retour des utilisateurs, et ainsi de rassurer le stagiaire dans sa prise d’autonomie.

Comment choisir les bons outils et formats de formation dans la « jungle » de solutions existantes ?

Si une nouvelle génération de formations digitales et collaboratives prend le relais des e-learning, des outils digitaux viennent aussi dynamiser les formations présentielles, voire se positionnent en support à l’utilisation pour aider l’opérateur sur le terrain. En matière de formation, les nouvelles technologies et la diversité des supports possibles permettent d’être au plus proche des problématiques opérationnelles et du contexte terrain.

Les modes de formation choisis dépendent ainsi du type de compétences à développer et des besoins auxquels ils répondent : accueil d’un nouvel arrivant, prévention, gestion de crise, support en intervention/bord de ligne… La facilité de mise en œuvre de la solution dépend du type de technologie et du besoin auquel elle répond, ce qui se répercute sur les coûts.

Fort de nos expériences et nos connaissances des expérimentations lancées par des industriels, SpinPart base ses recommandations sur le niveau de maturité digitale de ses clients et sur leur marge de manœuvre en termes d’investissement. En effet, si certaines solutions disposent d’un potentiel fort, l’investissement initial l’est tout autant.

A titre d’exemple, l’utilisation de jumeaux numériques pour l’accueil de nouveaux arrivants (découverte des lieux, des machines, etc.) sera plus aisée pour un industriel déjà équipé d’une telle technologie dans le cadre de la conception de ses produits que pour un acteur partant de zéro. De même, les industriels déjà équipés de simulateur n’auront pas la même marche à franchir qu’une industrie de process pour permettre à leurs équipes de se familiariser « virtuellement » avec les équipements, leur fonctionnement et ainsi se préparer aux situations de crise.

Pensez finalités et usages avant technologies

Au même titre que pour penser votre stratégie de modernisation de l’outil industriel, il s’agit avant tout de s’interroger sur les finalités des formations à dispenser aux stagiaires et aux cas d’usage ayant du sens avec les opérations d’exploitation et maintenance (diminuer les risques, améliorer la qualité, augmenter la productivité…). S’engager sur un type de formation ou un outil, même si l’investissement est faible, sans savoir à quel besoin, à quel profil… il s’adresse, ne constituera pour vos équipes qu’un énième projet de transformation digital, limitant d’emblée son adhésion et a priori les résultats attendus.